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OTTAWA, le 18 avril 2013 – Le rapport final découlant d'une importante étude sur le transport aérien menée par le Comité sénatorial propose un cadre pour la modernisation des politiques canadiennes dans ce secteur d'activité, qui lui permettront d'être davantage concurrentiel, selon l'Association de l'industrie touristique du Canada.
Le rapport, intitulé Une seule approche ne convient pas : Croissance et compétitivité internationale du transport aérien au Canada, a été rendu public mercredi par le Comité sénatorial permanent des transports et des communications.
« Ce rapport démontre clairement que les nombreux niveaux de taxes, frais et autres prélèvements nuisent à la compétitivité du secteur touristique canadien, a souligné David Goldstein, président-directeur général de l'AITC. Or, on devrait plutôt considérer les aéroports et le transport aérien comme étant des moteurs de notre activité économique, et non comme de simples sources de deniers publics. »
La politique actuelle du Canada en ce qui a trait au transport aérien fut établie il y a près de vingt ans, soit dans un contexte historique fort différent de celui d'aujourd'hui, et elle n'a pas su évoluer au rythme des tendances mondiales en matière de voyages.
Les sept recommandations contenues dans le rapport incluent notamment :
- La mise en place d'une stratégie nationale globale et intégrée sur le transport aérien qui tient compte des besoins spécifiques aux différentes régions;
- L'amélioration des infrastructures aéroportuaires régionales afin de stimuler la croissance économique;
- L'élimination progressive des loyers fonciers imposés aux aéroports « plaques tournantes » faisant partie du réseau des aéroports nationaux; et
- Le transfert des aéroports faisant partie du réseau des aéroports nationaux et appartenant au gouvernement fédéral, aux autorités qui en assurent l'opération.
La mise en oeuvre de telles recommandations viendrait stimuler l'économie canadienne et favoriser la compétitivité de notre industrie touristique, en réduisant le prix du billet d'avion et en améliorant l'accès au pays. Elle permettrait aussi de mettre un frein à la tendance des voyageurs canadiens à prendre l'avion à partir d'un aéroport situé de l'autre côté de la frontière canado-américaine, phénomène qui entraîne la perte de l'activité économique que pourraient générer ici près de cinq millions de passagers chaque année.
L'AITC tient à souligner le travail accompli par les membres du Comité, et à les remercier pour cette étude sur l'industrie aérienne canadienne, dont la réalisation s'est échelonnée sur deux ans.

